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Une saison exceptionnelle au Lavandou

André Librex, artiste-peintre et propriétaire du Lavandou à Franklin est formel : la saison 2020 a été exceptionnelle. Il y a eu le confinement, puis il y a eu la fameuse ruée vers les activités extérieures, la soif des grands espaces après un printemps plutôt morose, voir déprimant.

La beauté — jumelé au côté insolite — des champs de lavande Québécois a donc su attirer son lot de fidèles et de nouveaux curieux pendant toute la saison estivale. Depuis plus de 20 ans, l’homme d’origine Française cultive sans relâche une plante méditerranéenne qui, d’habitude, ne pousse pas très bien dans notre climat plus nordique. Ce n’est qu’à force de persévérance et d’amour qu’après toutes ces années, la plante s’est enfin acclimatée et a même parfois deux floraisons par saison! D’après le site internet d’André Librex, ce dernier a « immigré au Québec en 1989, et décide — afin notamment de garder un lien avec la France — d’implanter de la lavande au Québec. Peu à peu, il arrive à créer des plants acclimatés à la province. Sa lavande est désormais québécoise, elle aussi. Le premier champ de lavande au Québec est né en 1998 à Franklin. »

 

Les Caméléons du Haut-Saint-Laurent are back and in top form!
André Librex et ses champs de lavande à Franklin. PHOTO Sarah Rennie

 

Cet été : « La récolte a été exceptionnellement prolifique: chaleur oblige. Un millésime 2020 d’huile essentielle superbe. Meilleure récolte en 22 ans, » Librex affirme avec une certaine fierté. Le peintre et agriculteur a donc pu extraire plus de 10 litres d’huile grâce à son alambic; ce qui est énorme, car peu de visiteurs savent réellement ce qui se passe une fois la lavande récoltée. Des produits dérivés de cette huile précieuse sont ensuite fabriqués : shampoings, savons, etc.

La situation du COVID-19 et les mesures sanitaires étaient également au rendez-vous cette année pour les nombreux visiteurs du Lavandou : circuit fléché, masques, distanciation sociale et lavage de mains étaient donc de mise, comme partout au Québec. Librex note que « cela n’a pas changé grand-chose car le bouche à oreille est le plus grand témoin de notre succès! » et même avec un seul visiteur à la fois dans les espaces plus restreints, les promeneurs émerveillés se sont baladés, admirant à la fois les touffes violettes de lavande et les toiles de l’artiste, installées dans une galerie aménagée dans une ancienne grange.

 

La dernière toile du peintre et agriculteur Franklinois, « Trois Pistoles ».  PHOTO Gracieuseté

 

Côté peinture, Librex a également eu une belle année : il a vendu pas moins de 14 toiles et considère que l’inspiration était au rendez-vous. Sollicité par le festival (virtuel cette année!) Bromont en Art, il y expose quatre toiles.

Sur la photo, nous pouvons admirer la dernière création du peintre. « J’ai eu l’idée de peindre en noir et blanc, m’inspirant d’une photo de Pierre Dumas, un paysage de Trois Pistoles. J’en suis très content et je me permets donc de vous la partager, » explique l’artiste, qui chaque année n’hésite pas à changer de style et à s’aventurer dans des territoires artistiques inconnus. Ici, c’était la première fois qu’il peignait en noir et blanc.

 

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1 Commentaire

Gracianne 2020-11-08 at 19:10

Félicitations! Une réussite parfaitement méritée! Il me tarde de pouvoir vous acheter de l huile essentielle (des que vous envoyez au Mexique) amitiés à tous les deux, et encore bravo!

Reply

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