Imaginez que vous étiez dans le stade lorsque l’équipe canadienne masculine de relais 4 x 100 mètres a pris d’assaut la piste pour remporter l’or aux Jeux olympiques de Paris. Charles Gascon, bénévole au sein du Comité olympique canadien, était présent et, des semaines plus tard, il déclare : « J’en ai encore les frissons ».
Originaire de Saint-Anicet, M. Gascon est bénévole au sein du programme des Jeux du Québec depuis 2011. Il a également fait partie du contingent de bénévoles qui s’est déplacé pour soutenir les athlètes canadiens aux Jeux olympiques d’hiver de 2018 à PyeongChang, en Corée du Sud. Vivre l’expérience des Jeux olympiques d’été était la prochaine étape logique. « J’adore ce genre d’événement sportif multisport, rencontrer d’autres passionnés de sports amateurs, vivre l’intensité des Jeux », explique-t-il.
Son travail consistait à soutenir le COC dans les opérations quotidiennes de la Maison olympique du Canada, qui est principalement dédiée aux familles et aux amis des athlètes canadiens. Il a également fait partie de l’équipe chargée d’assembler les sacs de vêtements officiels pour tous les athlètes, entraîneurs et membres de la mission canadienne. « C’est très impressionnant de constater la complexité de la logistique derrière les Jeux », dit-il.

« À mes premiers Jeux, j’ai eu le syndrome du performant : j’ai pris beaucoup de quarts de travail, ce qui m’a limité dans ma disponibilité pour aller voir des compétitions. Cette fois-ci, j’ai eu une stratégie différente », explique M. Gascon, qui a donné la priorité aux événements qu’il voulait voir tout en établissant son programme de bénévolat. « Au final, j’ai eu une expérience cette fois-ci beaucoup plus balancée entre mon implication bénévole et comme spectateur », explique-t-il, précisant qu’il a assisté à dix compétitions olympiques tout en donnant environ 80 heures de son temps.

M. Gascon affirme que parmi les nombreux moments mémorables des Jeux, la performance de l’haltérophile québécoise Maude Charron retient l’attention. « J’étais devant la télévision avec ma sœur Lucie en 2021 lorsque Maude a gagné sa médaille d’or à Tokyo, et d’être présent dans l’aréna pour la voir gagner sa médaille d’argent, c’est vraiment un moment marquant », partage-t-il.
La ville de Paris était également très impressionnante. M. Gascon note que si les sites de compétition étaient incroyables à la télévision, ils étaient encore plus beaux en personne. « L’énergie qui se dégageait dans la Ville était survoltée, c’était vraiment une ambiance olympique de haut niveau », dit-il.
« À travers la Ville, des parcs étaient aménagés pour regarder les compétitions, faire de l’initiation sportive avec des clubs sportifs locaux, se rassembler, se souvient-il. On entendait constamment les Parisiens s’exclamer devant les prouesses des athlètes français ».
De retour à la maison, M. Gascon pense déjà à sa prochaine expérience de bénévolat. Sa prochaine occasion se présentera en 2026, lorsque les Jeux d’hiver de Milano Cortina auront lieu en Italie. « C’est certain que si les astres s’alignent, j’aimerais y être », confirme-t-il.

