The Gleaner
Communauté

Huntingdon confrontée à une pénurie de premiers répondants

La Ville de Huntingdon risque de perdre son service de premiers répondants.

Le 30 janvier dernier, la municipalité a lancé un appel urgent aux nouveaux bénévoles, qualifiant le besoin d’immédiat et d’important.

Depuis la création du service en mai 2005, il y a un peu moins de vingt ans, au moins treize personnes ont complété les 60 heures de formation requises. Aujourd’hui, l’équipe des premiers répondants se résume à un total de quatre volontaires.

Les premiers répondants volontaires sont formés conformément aux protocoles médicaux pour évaluer et stabiliser les patients dans diverses situations en attendant l’arrivée d’une ambulance et de techniciens médicaux d’urgence. Les interventions d’urgence sont souvent plus efficaces grâce à la collaboration des premiers répondants.

À Huntingdon, les premiers répondants répondent à une centaine d’appels par année.

« Nous voulons maintenir le service », affirme le maire de Huntingdon, André Brunette, tout en admettant que le recrutement est devenu plus difficile. « Ce n’est pas tout le monde qui est apte à faire ce genre de travail », reconnaît-il, tout en laissant entendre que la Ville encourage les personnes intéressées par ce type de service communautaire à se manifester.

Johanne Hébert, directrice générale de Huntingdon, souligne que quatre personnes ne suffisent pas : « L’équipe est épuisée; elle est sur appel 24 heures par jour. Nous avons mis certaines mesures en place, mais il faut savoir que ces pompiers et ces premiers répondants ont aussi des emplois et des familles ».

 

PHOTO Ville de Huntingdon

 

Mme Hébert explique que c’est la raison pour laquelle les premiers répondants ne répondent actuellement qu’aux appels qui comportent un risque d’arrêt cardiorespiratoire élevé; il existe quatre niveaux de services de premiers secours au Québec, et ce type de risque représente la plus haute priorité. Toutefois, cela signifie que l’on compte davantage sur les techniciens médicaux d’urgence pour répondre rapidement aux réactions allergiques graves, aux traumatismes graves et aux appels médicaux urgents.

« Dans le cas de la cessation du service, la population n’a pas à s’inquiéter d’une diminution des services », précise Mme Hébert, qui souligne que les ambulanciers paramédicaux de Paraxion desservent la municipalité et que le service de sécurité incendie fait partie de l’entraide mutuelle de la région. « Ce service sera toujours bénéfique. Il a permis de sauver des vies », ajoute-t-elle.

La directrice générale adjointe de Huntingdon, Caroline Hébert-McKenzie, confirme que la Ville fait tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir le service. Elle précise que depuis que le service a rendu publique sa situation précaire, au moins trois personnes, dont un nouveau résident, se sont portées volontaires.

Plusieurs membres du service de sécurité incendie de Huntingdon ont également manifesté leur intérêt. « La situation évolue dans le bon sens », affirme-t-elle, constatant que la Ville est déjà en meilleure position pour conserver le service.

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