Le 29 mars, la candidate libérale Nathalie Provost a lancé sa campagne pour représenter la circonscription de Châteauguay-Les Jardins-de-Napierville en inaugurant son bureau de campagne, à Châteauguay, en présence de bénévoles et de partisans.
Ingénieure et militante pour le contrôle des armes à feu, Mme Provost faisait partie des personnes qui ont survécu à la fusillade de l’École Polytechnique de Montréal en 1989 et qui ont fondé le groupe de défense PolySeSouvient. Son travail de militante pour le contrôle des armes à feu et la prévention de la violence envers les femmes et les enfants l’a amenée à occuper le poste de vice-présidente du Comité consultatif canadien sur les armes à feu de 2017 à 2019. Elle occupe aujourd’hui un poste de cadre supérieur dans la fonction publique du gouvernement du Québec, où elle est actuellement en congé de son poste au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Mère de quatre jeunes adultes, Mme Provost a gardé des liens étroits avec la circonscription de Châteauguay-Les Jardins-de-Napierville, tant sur le plan professionnel que familial. Selon elle, cette circonscription ressemble à celle de sa ville natale, dans la région de Berthier-Maskinongé, qui est également très agricole. « C’est le même environnement que celui dans lequel je suis née », dit-elle, soulignant qu’elle est très à l’aise autant dans un milieu rural que dans un milieu urbain.
Mme Provost est également très consciente du fait que sa circonscription longe la frontière et que les questions de sécurité et de commerce sont très importantes. « Dans le cadre de mes fonctions antérieures, j’ai travaillé avec mes homologues, des représentants de l’État de New York, et je sais que nous pouvons travailler ensemble et je connais la qualité des relations que nous entretenons avec nos voisins. Même si c’est très, très étrange aux niveaux supérieurs en ce moment, nous devons travailler sur le terrain », dit-elle.
Elle ajoute qu’elle pousse le Parti libéral à aborder les problèmes auxquels est confrontée la communauté agricole : « Nous parlons d’industrialisation et de productivité, mais nous ne parlons pas vraiment d’agriculture », fait-elle remarquer.
Mme Provost insiste sur le fait que, si elle est élue, elle veillera à ce que les voix des habitants du sud de la région, notamment les municipalités qui, jusqu’à tout récemment, étaient considérées comme faisant partie de l’ancienne circonscription de Salaberry-Suroît, soient entendues à Ottawa. Elle affirme que ce sera important malgré le vaste territoire couvert par la circonscription. « Avec la pandémie, on a appris à travailler avec la distance », explique-t-elle, précisant que l’accessibilité est une priorité de sa campagne.
Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon
Un futur ingénieur s’est lancé dans la course pour le Parti libéral dans la circonscription de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon. Miguel Perras est étudiant en troisième année de génie mécanique à l’École Polytechnique de Montréal, où il participe au club de débat de l’université et aux simulations parlementaires.

Le jeune homme de 21 ans affirme que, bien que sa candidature soit peu conventionnelle, elle est motivée par une « forte volonté de représenter [sa] région et de défendre les questions qui touchent à la vie quotidienne ».
M. Perras a grandi sur une petite ferme familiale, où il dit avoir appris la valeur du travail, de la résilience et de l’engagement. Il mentionne que puisqu’il a travaillé autant dans les usines que dans les bureaux d’ingénierie au sein de l’industrie de la métallurgie, il a été en mesure de constater les répercussions des conditions économiques créées par les relations commerciales actuelles.
Il s’est joint au Parti libéral, mais laisse entendre qu’il croit que bon nombre des problèmes auxquels la région fait face transcendent les partis. M. Perras admet que, bien qu’il ait toujours eu l’intention de s’impliquer plus directement dans la vie politique, il ne pensait pas que le jour viendrait si tôt.

