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Une plateforme nationale consacrée aux enjeux frontaliers locaux à Ottawa

Les enjeux liés à la frontière canado-américaine qui traverse la circonscription de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon (BSSH) sont abordés dans un rapport récent déposé par le Comité permanent de la sécurité publique et nationale.

En tant que l’une des deux vice-présidentes, la députée fédérale de BSSH, Claude DeBellefeuille, a personnellement évoqué les réalités auxquelles sont confrontées sur le terrain certaines municipalités de sa circonscription, tout en insistant pour que le comité se penche sur la gestion de la frontière au cours de la dernière session législative. Elle a confirmé le 22 juin que le rapport avait été présenté à la Chambre des communes le 26 mai.

Quand je suis arrivée au Comité, j’ai insisté pour que la gestion de notre frontière devienne une

priorité. On parle ici de villages et de villes qui vivent quotidiennement avec les conséquences de

décisions prises à Ottawa, souvent sans qu’on les consulte », a déclaré Mme DeBellefeuille.

Elle a expliqué que, bien que le rapport formule 27 recommandations concernant, entre autres, les mandats de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ainsi que l’immigration irrégulière, deux de ces recommandations traitent directement des problèmes soulevés par les municipalités et les services d’urgence de la circonscription.

La première est la recommandation n° 18, qui suggère que la GRC rende permanents les postes de commandement satellites dans les municipalités frontalières, afin que les agents puissent intervenir rapidement lors d’opérations d’urgence. « Aujourd’hui, quand une situation urgente survient à la frontière, la GRC doit parfois se déplacer de loin, ce qui retarde l’intervention de plusieurs heures. Ce n’est pas acceptable pour la sécurité de nos citoyens », a déclaré Mme DeBellefeuille, qui estime que les municipalités frontalières devraient bénéficier d’une présence permanente.

La GRC a obtenu, à l’automne dernier, un financement pour un projet pilote d’un an visant à mettre en place un poste de surveillance dans la municipalité de Franklin. Mme DeBellefeuille a confirmé qu’à la suite des résolutions municipales en faveur d’un poste permanent, elle avait écrit au ministre de la Sécurité publique pour solliciter le financement nécessaire.

La députée souhaiterait également voir s’installer un poste de surveillance dans la municipalité de Dundee afin de lutter contre le trafic d’êtres humains, d’armes et de stupéfiants par voie maritime. Mme DeBellefeuille a souligné que la région est considérée comme l’une des zones frontalières les plus à risque du Canada en raison de la convergence des points de passage terrestres, ferroviaires et maritimes.

Des fonds pour les municipalités

Mme DeBellefeuille a également mis en avant la recommandation n° 27 du rapport, qui préconise que le gouvernement alloue des fonds à la GRC afin de rembourser les municipalités lorsque leurs services d’urgence sont sollicités pour soutenir des opérations à la demande de la police fédérale.

 

Claude DeBellefeuille la députée de Beauharnois Salaberry Soulanges Huntingdon a joué un rôle déterminant en tant que vice présidente du Comité permanent de la sécurité publique et de la sécurité nationale dans le dépôt dun rapport présentant 27 recommandations visant à améliorer la gestion de la frontière entre le Canada et les États Unis PHOTO Sarah Rennie

 

« C’est une question d’équité fondamentale. Quand la GRC sollicite l’aide des pompiers ou des

premiers répondants municipaux pour une opération qui relève d’un mandat fédéral, ce sont les

contribuables locaux qui paient la note », a déclaré Mme DeBellefeuille. Cela peut se produire, par exemple, lorsque la GRC reçoit un signalement concernant des migrants franchissant la frontière de manière irrégulière et lance une opération de recherche et de sauvetage.

Mme DeBellefeuille a souligné que ce rapport offre une tribune nationale pour aborder des enjeux souvent négligés dans les débats sur la sécurité publique. « Les grandes villes et les grands ports retiennent l’attention, mais nos municipalités frontalières vivent une réalité bien différente, avec des ressources limitées et des responsabilités qui dépassent largement leur capacité. Avec ce rapport, j’ai voulu que leur voix soit enfin entendue à Ottawa », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter que le gouvernement dispose de 120 jours à compter de la date de dépôt du rapport pour répondre aux recommandations.

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