Plus de 250 personnes ont participé, le 29 avril, à une consultation publique sur le projet de cadre réglementaire régissant le développement de l’énergie éolienne dans la MRC de Beauharnois-Salaberry.
Le préfet de la MRC, Miguel Lemieux, qui est également maire de Salaberry-de-Valleyfield, a ouvert la séance en reconnaissant que l’administration régionale avait agi rapidement pour réviser sa réglementation relative à l’installation d’éoliennes sur son territoire. Le projet de règlement identifie les zones de la MRC où l’installation d’éoliennes serait techniquement possible, tout en établissant des distances minimales et d’autres lignes directrices pour leur développement.
M. Lemieux a expliqué que, le niveau d’acceptabilité sociale n’étant pas le même dans les sept municipalités de la MRC, le projet de cadre permettra à celles qui font face à moins d’opposition publique d’aller de l’avant avec leurs projets. La MRC souhaitait également établir un cadre clair identifiant les zones où un tel développement serait compatible et celles où il ne le serait pas, afin de réduire une partie de l’incertitude tant pour les citoyens que pour les promoteurs.
« Nous avons exclu 92 % du territoire du champ d’application du règlement », a déclaré M. Lemieux. Il a ensuite insisté sur le fait que « ce n’est pas parce qu’un projet est conforme à la réglementation qu’une municipalité est tenue de l’accepter. Si le conseil municipal estime qu’il n’y a pas d’acceptabilité sociale, il peut le refuser ».

Une fois le règlement adopté au niveau régional, les municipalités pourront également adopter des normes plus restrictives sur leur propre territoire.
Ces assurances n’ont pas suffi à convaincre les opposants, notamment Stéphane Gendron, ancien maire de Huntingdon et résident de Dundee, qui a remis en question le pouvoir des municipalités face aux promoteurs, tout en plaidant pour des définitions plus claires de ce qui constitue l’acceptabilité sociale.
Plusieurs autres citoyens ont pris la parole, notamment des agriculteurs qui se sont prononcés en faveur de la préservation des terres agricoles. D’autres commentaires ont porté sur certains aspects du cadre réglementaire, les préoccupations liées au bruit et aux impacts sur la santé, les responsabilités des promoteurs de projets, ainsi que les répercussions potentielles des éoliennes sur l’évaluation foncière.
M. Lemieux a souligné que la MRC n’étudiait aucun projet pour le moment. Il a reconnu que certaines municipalités pourraient être enclines à approuver un projet, « mais chacune pourra finalement faire son propre choix ».

