Une cinquantaine de femmes issues de divers horizons se sont réunies à Saint-Louis-de-Gonzague le 19 mars à l’occasion d’un événement spécial visant à célébrer les femmes en position de leadership dans la région.
La soirée, qui s’est déroulée à la Salle Éveline-Meloche, a été organisée par Claude DeBellefeuille, députée de Beauharnois–Salaberry–Soulanges–Huntingdon, afin de reconnaître le rôle que jouent les femmes dans leurs communautés respectives et de souligner leur contribution essentielle au développement et à la vitalité de la région.
Partout dans la circonscription et dans tous les domaines — communautaire, milieu des affaires, etc. — nous avons des femmes remarquables ! », a déclaré Mme DeBellefeuille, qui a souligné que sur les 25 municipalités de la circonscription, sept sont dirigées par des mairesses et 14 comptent une femme à la direction générale. Parmi les élues présentes figuraient les mairesses Andrée Brosseau (Coteau-du-Lac), Mylène Labre (Saint-Clet) et Judith Fouquet (Godmanchester), ainsi que plusieurs conseillères municipales et directrices générales, sans oublier des chefs d’entreprise, des administratrices et des directrices d’organismes communautaires.
Pour Mme DeBellefeuille, cette rencontre était l’occasion de célébrer les réalisations individuelles et l’impact collectif du leadership féminin, qu’elle a décrit comme un moteur de changement et une source d’inspiration pour les générations futures.

La soirée comprenait une allocution spéciale de la conférencière invitée Nicole Juteau, qui est devenue en 1975 la première femme officiellement embauchée et assermentée comme agente de police au sein de la Sûreté du Québec. Elle a parlé avec passion de ses expériences, depuis le moment où elle a été contrainte de patrouiller seule parce que les agents masculins refusaient de travailler avec elle, jusqu’à ce qu’elle devienne un membre de confiance et apprécié de la police provinciale, où elle a fini par travailler comme agente infiltrée.
Mme DeBellefeuille a décrit Mme Juteau comme un témoin vivant de l’histoire, soulignant que grâce à son refus novateur de baisser les bras après qu’on lui eut dit qu’elle ne pouvait pas travailler comme policière, environ 20 % des agents de la Sûreté du Québec sont aujourd’hui des femmes. « Imaginez simplement combien de “Nicoles” se cachent derrière ce progrès », a-t-elle conclu. (SR, traduit par IW)

