Les députés de la Chambre des communes ont appuyé à l’unanimité une motion demandant au gouvernement de mettre immédiatement en œuvre des mesures visant à aider les petites et moyennes entreprises du secteur manufacturier qui ont été gravement touchées par les droits de douane américains sur les produits en acier, en aluminium et en cuivre.
La motion, présentée par le Bloc québécois, comprend des mesures telles qu’un soutien direct aux entreprises vulnérables, ainsi qu’un programme de subventions salariales visant à prévenir les licenciements et à préserver les relations avec la main-d’œuvre qualifiée, jusqu’à ce qu’un accord commercial avec les États-Unis soit conclu.
« Je me réjouis que notre initiative ait reçu un appui favorable du Parlement, non pour des raisons partisanes, mais bien parce que la gravité du problème auquel notre économie fait face en ce moment appelle une prise en charge urgente qui ne concerne pas l’affiliation politique et qui relève davantage de notre responsabilité politique à l’égard de la population, et plus précisément ici, envers l’ensemble du secteur manufacturier québécois, et des milliers de travailleurs qui en
Vivent », a déclaré la députée de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon, Claude DeBellefeuille.

Elle estime qu’une nouvelle méthode de calcul des droits de douane américains frappe durement le Québec, car de nombreux produits qui étaient protégés par l’accord commercial de l’AEUMC sont désormais soumis à des droits de douane pouvant atteindre 25 %. Selon une étude de Desjardins, jusqu’à un quart des exportations vers les États-Unis sont touchées par ces nouveaux droits de douane, et les entreprises québécoises comptent parmi les plus affectées. Mme DeBellefeuille craint que moins d’entreprises américaines commandent des produits québécois à l’avenir, ce qui entraînerait une vague de fermetures et de licenciements si des mesures d’aide directes ne sont pas rapidement mises en place.
Mme DeBellefeuille a déclaré qu’outre les PME, l’industrie forestière aura également besoin de soutien. « Nous sommes prêts à collaborer pour que les mesures réclamées par l’industrie soient mises en œuvre rapidement et que nous puissions traverser la crise en préservant nos entreprises, petites, moyennes et grandes, jusqu’au rétablissement d’une entente commerciale satisfaisante avec les États-Unis », a-t-elle conclu.

