Sarah Rennie
Traduit par Iris Delagrange
« Les cas de COVID sont en baisse, alors les choses vont bien », explique la Dre Catherine Bélanger, coordonnatrice COVID-19 pour le Réseau local de santé du Haut-Saint-Laurent, lorsqu’on l’a interrogée sur la situation actuelle dans la région.
La Direction de la santé publique de la Montérégie abonde dans le même sens, car le nombre de cas dans tous les groupes d’âge est en baisse depuis six semaines, et tous les MRC de la région ont signalé des taux d’infection plus faibles ou stables. Le nombre d’hospitalisations n’a cessé de diminuer au cours des cinq dernières semaines. En fin de la semaine dernière, il y avait 159 éclosions actives en Montérégie, dont le pourcentage le plus élevé se trouvait dans les écoles, les établissements de soins de santé et de soins de longue durée et les lieux de travail. « Nous sommes bien dans la pente descendante de la courbe », confirme Bélanger. « Mais ce n’est pas fini. Il y a encore des gens hospitalisés qui ont besoin de soins. »
Localement, l’éclosion qui a vu plus de 100 infections entre le personnel et les residents, et 14 décès, au Centre d’Hébergement d’Ormstown a officiellement été déclaré terminé. Selon la Dre Bélanger, depuis le début de décembre les éclosions de l’Hôpital Barrie Memorial, du Centre médical d’Ormstown et du CHO ont alimenté le nombre de cas locaux.
Le deuxième étage du CHO n’est plus considéré comme une zone chaude, dit Bélanger, et il y a là-bas un sentiment « d’exaltation timide couplée du choc initial » parmi le personnel. « En tant qu’équipe, ils se sont serré les coudes », explique-t-elle, notant que des services ont été mis à la disposition des employés, qui s’efforcent de trouver un moyen approprié de marquer la fin de l’épidémie et de rendre hommage aux personnes qu’ils ont perdu.
Les vaccins ont un impact
La Dre Bélanger croit que nous commençons à voir l’effet du vaccin. Dans le cas du CHO, où les résidents avaient reçu une première dose, le virus a simplement pris le relais avant que le vaccin ne puisse s’installer. La prochaine étape du plan de vaccination de la province s’étendra aux personnes vivant dans des résidences privées de soins de longue durée, puis éventuellement aux autres aînés. Bélanger admet qu’elle est plus qu’heureuse d’apprendre que les livraisons de vaccins vont bientôt augmenter à travers le pays. « C’est ce dont nous avons besoin pour nous libérer du cycle pandémique », dit-elle. « Nous y sommes presque. »
En même temps, prévient Bélanger, « il existe des variants qui pourraient alimenter une troisième vague. Ne vous sentez pas en sécurité. En fait, nous sommes toujours dedans. » Elle dit qu’elle n’a reçu aucune information confirmant la présence des différents variants du virus dans la région, mais qu’ils sont en cours de dépistage dans les laboratoires. Tous les tests positifs sont séquencés pour déterminer si l’infection est l’un des nombreux nouveaux variants considérés comme plus contagieux et qui commencent à circuler.
C’est pourquoi la Dre Bélanger se joint au chœur de professionnels de la santé pour demander aux familles de résister à l’envie de voyager ou de se rassembler pendant les vacances de mars. « Nous ne voulons pas une répétition de l’horreur post-Noël, » dit-elle. « Restez à la maison avec votre famille. Il faut attendre encore quelques semaines. Avec le printemps viendra l’espoir et les vaccins. »
Clinique de vaccination à Valleyfield
Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSSMO) de la Montérégie-Ouest ouvrira un site dédié à la vaccination à Salaberry-de-Valleyfield le 25 février. Le site sera utilisé pour vacciner les travailleurs de la santé ciblés, et éventuellement la population, conformément à l’ordre de priorité du gouvernement. La clinique aura la capacité de vacciner jusqu’à 1 400 personnes par jour. Le CISSSMO cherche également à mettre en place un site de vaccination par réseau de santé local et est actuellement en pourparlers avec des organismes et des municipalités pour explorer des sites potentiels.

