Le partage d’histoires est republiée dans Le Gleaner avec l’autorisation spéciale du journal The Eastern Door à Kahnawake – Nia:wen !
L’évasion
Les filles étaient dans un bâtiment et les garçons dans un autre, mais il n’y avait qu’une distance d’environ 150 pieds (45 mètres) qui les séparait. Nous étions au pensionnat Garnier et les filles étaient au pensionnat Saint-Joseph.
Si le vent le permettait, nous envoyions parfois des messages à l’école des filles au moyen d’avions en papier.
Nous étions séparés des filles, mais nous entendions ce qui se passait.
Un jour, nous avons appris qu’une jeune fille ojibwée avait disparu. Personne ne pouvait la retrouver. Ils ont cherché partout.

Il s’est avéré que mon ami Joe Marion, qui était son frère aîné, l’avait aidée à s’échapper. Il avait tout organisé et avait fait les recherches nécessaires.
Il avait parlé à des garçons qui s’étaient enfuis et qu’on avait ramenés. Tous avaient descendu la rivière en bateau ou sur un tronc d’arbre jusqu’à la ville la plus éloignée qu’ils pouvaient atteindre. De là, ils avaient pris un train ou fait de l’autostop pour se rendre aussi loin qu’ils le pouvaient. C’était le seul moyen de parvenir à s’échapper.

À proximité des deux écoles, il y avait des policiers à cheval pour nous ramener, mais si on s’éloignait suffisamment, les frais étaient trop élevés pour qu’ils continuent de nous chercher, alors on était libre.
Sudbury était l’une de ces villes où les gens s’enfuyaient; de là, il y avait des routes et des trains qui pouvaient les emmener loin…
Histoire racontée par Wayne Delormier.
Rédaction : Emma McLaughlin, journaliste dans le cadre de l’Initiative de journalisme local.
Traduction : Katsenhaién:ton Lazare.
_____________________
La santé des femmes
J’aime mélanger mes fleurs, mes légumes et mes produits médicinaux dans le jardin. Je cultive l’agripaume, qui est une herbe amère; elle est très bonne pour le cœur, les veines, les artères, la circulation et nourrit le système reproducteur des femmes. Ses fleurs sont également très jolies. Je la récolte pour en faire des teintures et des thés, et je la mélange à d’autres herbes comme la feuille de framboisier rouge et le trèfle rouge.
La feuille de framboisier nourrit et renforce le système reproducteur. Elle contient beaucoup de vitamines et de nutriments dont le corps a besoin. Le trèfle rouge quant à lui nourrit le sang, contient des phytoestrogènes, soutient le foie et le sang et aide à équilibrer les hormones.

L’agripaume est une plante annuelle qui laisse tomber ses graines pour se reproduire. En général, on peut commencer à la récolter au début du mois de juillet, lorsque ses fleurs mauves sont apparues. Les branches fleuries peuvent être coupées sur une longueur d’environ 10 pouces.
Le framboisier est une plante vivace. Les feuilles peuvent être récoltées lorsqu’elles sont jeunes, car elles sont plus vivantes et plus fraîches; avant que les baies ne poussent, l’énergie et les nutriments se trouvent dans les jeunes feuilles.

Les baies sont également bénéfiques; elles contiennent beaucoup de vitamine C et plusieurs autres nutriments nécessaires au maintien d’un corps en bonne santé.
Le trèfle rouge commence généralement à fleurir au début du mois de juillet, et ce jusqu’à l’automne. Je l’aime pour sa capacité à nourrir le foie et le sang. Je l’utilise généralement dans un mélange pour désintoxiquer et nourrir le foie, ainsi que pour rétablir la santé du corps.
Histoire racontée par Elaine Delaronde
Rédaction : Simona Rosenfield, journaliste dans le cadre de l’Initiative de journalisme local.
Traduction : Sahawisó:ko’ Arquette

