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Les élèves d’Arthur-Pigeon affichent leur Fierté dans les rues de Huntingdon

À l’école secondaire Arthur-Pigeon (EAP), un comité LGBTQ2SIA+ (lesbiennes, gays, et personnes bisexuelles, transgenres, queers, bispirituelles, intersexes, asexuelles, et plus) a consacré l’année scolaire 2021-2022 à l’organisation de différentes activités de sensibilisation aux enjeux queers. Ces activités ont été couronnées par un défilé de la Fierté, le 17 mai, à Huntingdon, à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie.

Un spectacle de drag queens et de drag kings a eu lieu avant le début du défilé. Les enseignants ont ensuite distribué des t-shirts de couleur à chaque niveau scolaire, et les élèves ont créé ensemble un arc-en-ciel en défilant dans les rues de Huntingdon. Toute l’école a participé à la parade.

Des élèves de l’école secondaire Chateauguay Valley Regional (CVR) ont également pris part à l’événement. « Le directeur de l’école CVR a contacté notre directeur au début de l’année et souhaitait que nous travaillions ensemble sur divers projets », explique Mme Robidoux. Plus de 30 élèves de CVR étaient présents au défilé.

Bien que tout au long du parcours du défilé, les foules n’étaient pas énormes, celles-ci ont tout de même applaudi chaleureusement et montré beaucoup d’enthousiasme.

À l’heure du dîner, différents organismes communautaires, tels le groupe LGBT+, JAG (un organisme venant appui aux personnes LGBT+), et le Carrefour jeunesse-emploi Huntingdon se sont présentés à l’école. Le défilé a été organisé avec l’aide du Carrefour jeunesse-emploi, et a été financé par la Stratégie Jeunesse.

 

Les élèves ont défilé dans les rues de Huntingdon afin de sensibiliser les gens à la Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie. PHOTO Sarah Rennie

 

Sabrina Robidoux, technicienne en loisirs à l’école, explique qu’un événement comme celui-ci demande beaucoup de préparation : « Nous devons parler à la SQ, puis nous devons obtenir la permission de la ville pour les rues qui ne sont pas numérotées ; et pour les routes numérotées, nous avons dû envoyer une demande au ministre des Transports ».

L’école a déjà organisé d’autres défilés, mais celui-ci était le premier pour cette occasion spécifique. Malheureusement, cela pourrait être le dernier en raison de l’incertitude quant à la disponibilité d’effectifs policiers pour les futures parades, et les agences de sécurité privées sont trop coûteuses.

C’était la dernière activité que le comité avait organisée pour cette année scolaire, mais il en avait organisé beaucoup d’autres : la première était une visite de la drag queen montréalaise emblématique, Barbada (mentore à Call Me Mother, sur OutTV). Elle est venue parler de son coming out, de l’art du travestissement, et a même aidé à transformer un enseignant en drag queen. Plus tard dans l’année, elle est revenue, accompagnée cette fois de la célèbre drag queen montréalaise, et originaire de la région, Kitana Sweett, le temps d’un spectacle.

Au cours de l’année, l’école a également présenté des films queers et devait recevoir la visite de l’actrice queer, Annie Lavoie. Hélas, Mme Lavoie a contracté la COVID et a dû annuler, mais le comité espère qu’elle reviendra l’année prochaine.

Créer une ouverture d’esprit

Le comité était déterminé à organiser un défilé pour transmettre son message de soutien au sein de la communauté. Mme Robidoux mentionne que les élèves « pensent qu’il y a encore beaucoup de travail à faire dans notre ville en matière d’acceptation de personnes différentes, puisqu’il s’agit d’une petite communauté rurale. Pour eux, il était important de créer une plus grande ouverture d’esprit ».

Le changement qu’ils souhaitaient mettre en œuvre a commencé au sein même de leur école : « Lors du premier événement, beaucoup d’élèves étaient un peu fermés d’esprit et faisaient des commentaires négatifs », raconte Mme Robidoux. Grâce aux ressources de l’école et à l’exposition aux événements par le biais des activités du comité, certains de ces élèves ont pu changer la perception qu’ils avaient.

En somme, Mme Robidoux explique que les membres du comité ont choisi « des élèves qui étaient un peu plus réticents et les ont mis en contact avec des personnes de la communauté queer ». Ce type d’influence perdurera même une fois l’année scolaire terminée. « Les étudiants qui hésitaient sont revenus et ont admis qu’ils étaient mal à l’aise, mais après ces activités, ils ont dit qu’ils comprenaient que c’est normal et que cela fait partie de la vie, ce qui était assez impressionnant », indique Mme Robidoux. De manière générale, les élèves étaient ravis de pouvoir défendre une cause aussi importante et ils sont enthousiastes pour ce qui est à venir.

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