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Un hiver tranquille à la frontière pour la GRC

« Nous nous attendions à un hiver plus chargé » a indiqué Martin Labrecque, inspecteur de la GRC, en ce qui a trait au nombre relativement faible d’opérations de recherche et de sauvetage menées par les agents le long de la frontière depuis le début du mois de février.

Lors d’une visite exclusive au nouveau poste de surveillance de la GRC dans la municipalité de Franklin, M. Labrecque a abordé la situation actuelle à la frontière : « L’année dernière, nous avons mené plusieurs opérations de recherche et de sauvetage, et nous avons rencontré plusieurs cas de personnes souffrant d’hypothermie qui ont dû être transportées à l’hôpital. Nous voulions donc vraiment mettre en place un endroit, à proximité, où nous pourrions emmener ces personnes », a-t-il expliqué.

En étant situé près de la frontière, cela permet à la GRC de réduire considérablement son temps d’intervention, car les agents peuvent immédiatement se rendre sur place lorsqu’ils sont appelés à intervenir.

Les agents ne sont pas stationnés à cet endroit, mais celui-ci est toujours disponible et offre un espace chauffé où les personnes ou les groupes interceptés peuvent être pris en charge avant d’être remis à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Le site temporaire, opérationnel depuis octobre, comprend quatre postes de travail, une salle d’interrogatoire privée équipée de caméras ainsi qu’un espace d’entreposage pour l’équipement spécialisé, les motoneiges et les véhicules tout-terrain. Un véhicule d’assistance banalisé est également disponible à cet endroit. Il contient l’équipement nécessaire aux opérations de drones. Les batteries de drones se rechargent pendant que le véhicule roule, ce qui permet de les utiliser toute la journée.

L’agent Jonathan Maheu a affirmé que, de nos jours, les drones sont utilisés régulièrement, en particulier lors d’opérations de recherche et de sauvetage. Il a décrit la forêt et le terrain de la région comme étant particulièrement hostiles et difficiles à traverser, faute de sentiers balisés. « [Les drones] font le travail de plusieurs policiers, car ils peuvent patrouiller un vaste territoire très rapidement », a-t-il expliqué, soulignant que les drones résistent plutôt bien à la température, au vent, à la pluie et à la neige.

M. Labrecque a indiqué que le calme relatif qui règne à la frontière a permis à la GRC de se concentrer sur d’autres aspects de son mandat, tels que la sécurité ferroviaire, la contrebande sur le lac Saint-François dans les secteurs Ontario-Québec et Akwesasne, ainsi que la gestion des armes et des stupéfiants. Il souligne l’efficacité des partenariats étroits avec les autorités américaines et l’ASFC, notamment la mise en place d’équipes d’enquêtes conjointes et d’équipes d’intervention rapide, dans la lutte contre tous les types de contrebande.

En ce qui concerne leur présence dans la région, M. Labrecque a expliqué qu’il était essentiel de maintenir de bonnes relations avec les citoyens locaux. Les agents s’efforcent de s’impliquer dans la communauté et de rester en contact avec les citoyens et les propriétaires fonciers, le travail des agents s’effectuant souvent sur des terrains privés la nuit.

 

Depuis le mois doctobre des agents de la GRC ont établi un poste de surveillance temporaire près de la frontière dans la municipalité de Franklin PHOTO Sarah Rennie

 

M. Labrecque a confirmé que le poste de surveillance est un projet pilote d’un an réalisé en partenariat avec Franklin, qui a fourni le terrain gratuitement.

« Une évaluation sera menée au printemps afin de décider s’il convient de prolonger cette mesure », a-t-il déclaré, laissant entendre que cette décision s’appuierait sur une analyse coûts-avantages ainsi que sur une évaluation des gains opérationnels et des gains en matière de sécurité publique. Il a reconnu que le manque d’activité à la frontière ces derniers temps pourrait influencer cette décision, avant d’ajouter que la situation pourrait changer rapidement.

« Nous voyons clairement les avantages », a affirmé M. Labrecque, qui indique que, même s’il n’envisage pas la mise en place d’un projet similaire dans la partie ouest du territoire, à Dundee par exemple, il est intéressé à discuter avec les autorités locales de la possibilité d’entreposer du matériel qui serait accessible plus rapidement.

Il confirme que la GRC rencontrera les maires du Haut-Saint-Laurent ainsi que d’autres élus au cours des prochaines semaines pour discuter de la sécurité publique et de l’évolution constante de la situation à la frontière.

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