La députée de Salaberry-Suroît, Claude DeBellefeuille, annonce que dans le cadre du programme Emplois d’été Canada, près de 715 000$ seront répartis parmis près de 80 organismes et entreprises de la circonscription. Localement, 160 emplois ont été créés pour les jeunes agés de 15 à 30 ans.
Les postes sont variés, que ce soit dans les entreprises agricoles, dans les camps de jour ou des activités de loisir des municipalités, au sein d’entreprises à vocation touristique ou encore dans les organismes communautaires dédiés à la sécurité alimentaire. Les jeunes intéressés peuvent trouver un poste qui leur convient, près de chez eux, en visitant le: https://www.guichetemplois.gc.ca/jeunesse.
“C’est avec fierté que je participe à la création d’emplois pour les jeunes, mais aussi de soutenir des entreprises, des municipalités et des organismes du comté. Par exemple, l’octroie d’un poste à la Distillerie 3 Lacs leur permet de financer le salaire de leur tout premier employé. Je suis confiante que la personne embauchée aura la chance d’acquérir une expérience de travail stimulante et significative,’’ a déclaré Claude DeBellefeuille.

La bloquiste ne manque toutefois pas de souligner les lacunes du programme Emplois d’été Canada. “En raison de la pandémie, l’accès au programme a été élargi, ce qui est une bonne chose. Toutefois, le budget n’a pas suivi, ce qui revient à faire plus avec moins. Aussi, Service Canada doit accélérer le traitement des demandes étant donné qu’à l’heure actuelle, en cette fin juin, il reste encore des sommes à octroyer. “C’est loin d’être normal et acceptable,’’ indique la députée de Salaberry-Suroît.
Pour les employeurs de la région, comme Ian Ward des Jardins Glenelm, ce programme, subventionné à 100 pourcent, est une bénédiction, même si l’aide a des avantages et des inconvénients.
“Je suis devenu davantage un gestionnaire alors qu’avant je prenais part à chaque petite tâche, et il faut débourser les salaires pendant trois mois avant de se faire rembourser. Ça ajoute un certain stress, mais les résultats sont au rendez-vous. L’ironie c’est que notre ferme n’a jamais été aussi belle, mais on ne veut pas inviter des gens de l’extérieur à cause du COVID!” explique Ward de la situation actuelle sur la ferme. La bonification du programme lui a permis d’embaucher une troisième personne, ce qui permet d’augmenter les rendements, malgré que l’augmentation de la production en elle-même ne soit pas vraiment possible. “Cette année la demande est à la hausse pour les produits locaux, et ce n’est pas simple d’augmenter la production, car on planifie notre saison aux mois de janvier et de février,” note-t-il. Cependant, l’embauche d’une personne supplémentaire grâce au programme de subvention salariale est une bénédiction; “Cette année, on est à jour dans notre échéancier de plantation et le désherbage se fait à temps. On avance même dans les projets d’amélioration des infrastructures, et ce en pleine saison!” conclut le maraicher d’Elgin. (I.D.)

