The Gleaner
Agriculture

Les fraises sont prêtes, mais il n’y a pas assez de cueilleurs

Sarah Rennie
Traduit par Iris Delagrange

La Ferme des Petits Cailloux à Franklin a lancé sa saison d’auto-cueillette le 23 juin dernier, grâce à une abondance de fraises juteuses et délicieuses dans les champs. Les autorités sanitaires, en déclarant que les fermes pourraient accueillir des visiteurs pour de l’auto-cueillette, ont causé un grand soulagement chez tous les producteurs concernés car beaucoup font face à une pénurie de main d’oeuvre étrangère à cause des retards provoqués par la pandémie.

À la Ferme des Petits Cailloux tout le monde est très occupé. “On n’a jamais vu ça!” s’exclame Rose Claveau, qui travaille au kiosque de la ferme, suggérant que la demande pour des fruits frais a considérablement augmenté cette saison. “Jusque-là, tout va très bien,” ajoute t-elle en expliquant que les mesures sanitaires mises en place afin d’éviter tout risque de contagion n’empêchent pas les visiteurs d’affluer en grand nombre. Au contraire, il semble que les gens cherchent toute bonne raison pour être dehors. “C’est bon pour les enfants et c’est bon pour nous,” ajoute t-elle avec sourire.

 

Bien que trop jeunes pour travailler comme cueilleurs ce duo a pu apprécier les fraises de la Ferme des Petits Cailloux à Franklin La ferme recrute des cueilleurs en ce moment Pour ceux qui sont intéressés contactez le 579 491 2456 PHOTO Sarah Rennie

 

Ce qui n’a pas bien fonctionné en début de saison, par contre, c’est la perte de leur équipe de 28 employés temporaires dont la majorité viennent du Honduras. 6 employés, qui étaient présents l’hiver dernier, sont encore là et ne peuvent pas retourner chez eux en raison des restrictions liées aux voyages internationaux, mais ils doivent quitter bientôt. “S’ils ne peuvent pas venir, nous allons avoir beaucoup de pertes,” dit Claveau, soulignant que la situation est grave.

Il faut en moyenne 3 travailleurs Québécois pour remplacer 1 seul travailleur étranger et la main d’oeuvre locale demande beaucoup plus de supervision et de formation. “C’est sérieux,” ajoute t-elle, notant que même si les travailleurs peuvent quitter leur pays pour se rendre au Canada, ils doivent toujours passer la frontière et les vérifications liées à la santé avant de monter dans l’avion, puis doivent observer une quarantaine de deux semaines avant de pouvoir commencer à travailler. Les circonstances pourraient être encore pire au moment de récolter les bleuets et framboises, à la mi-juillet. La ferme recrute donc présentement le plus de cueilleurs possible.

En attendant, les fraises sont délicieuses et juteuses! Le kiosque de la ferme est ouvert sept jour sur sept et des kiosques se trouvent également à Saint-Louis-de-Gonzague, Ormstown, Huntingdon et au Lac des Pins.

 

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