The Gleaner
Agriculture

La saison des sucres est commencée dans la Vallée

Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ouvrent traditionnellement la saison des sucres avec le taraudage du premier érable de l’année en février. Le rituel marque le début de quelques semaines mouvementées au cours desquelles les producteurs se précipitent pour faire bouillir la sève qui coule avant que les journées plus chaudes n’amènent le printemps et ne fassent bourgeonner les arbres. C’est une histoire qui est délicieusement familière dans la région.

Cette année, alors que l’incertitude plane sur l’industrie des cabanes à sucre, le PPAQ a produit une vidéo soulignant le rôle important que jouent le sirop et les forêts dans l’économie et la culture québécoises. Après avoir bravé la neige profonde et les températures froides pour préparer plus d’un million d’entailles rien que dans la Montérégie-Ouest, les producteurs sont prêts à partir après un départ relativement lent.

La récolte de l’an dernier a battu des records avec une production de 175 millions de livres de sirop. Les ventes ont également augmenté de 14 % et les exportations de 135 millions de livres ont également augmenté de 21 %. Les chiffres ont certainement été à la hauteur de l’incertitude du printemps dernier, alors que la première vague de la pandémie a anéanti une grande partie de la saison pour les propriétaires de cabanes à sucre. « Nous avons adapté nos façons de faire », explique Serge Beaulieu, président du PPAQ et producteur d’Ormstown. « Les consommateurs ont réagi en achetant des produits de l’érable tout au long de l’année. »

 

Il y a plus de 150 producteurs de sirop d’érable dans le Haut-Saint-Laurent. PHOTO: Vergers Rockburn

 

Pour David Hall, président régional du PPAQ pour la Montérégie-Est, il y a toutes les raisons de croire au potentiel de l’industrie acéricole au Québec. « Les objectifs de vente pour les années à venir sont ambitieux et nous croyons que nous serons en mesure de les atteindre, tant ici dans nos régions que dans le monde, parce que de plus en plus de consommateurs découvrent le sirop d’érable et ses sous-produits, et ils en développent le goût. »

Hall souligne qu’au cours de la dernière année, les producteurs ont également dû devenir plus innovateurs afin de faciliter les ventes directes aux consommateurs, en développant notamment la vente en ligne. De nombreux producteurs locaux ont créé des sites internet et des boutiques en ligne afin que les clients qui ne voulaient pas sortir puissent se faire livrer ou les ramasser.

La Montérégie se démarque en étant la première région à se réchauffer après le froid hivernal, et contribue de façon significative à la production acéricole de la province. L’an dernier, les producteurs ayant des quotas ont produit plus de 13,8 millions de livres de sirop provenant de plus de 3,2 millions d’entailles dans quatorze MRC. Cela a donné un rendement moyen de 4,25 livres par entaille, ce qui a largement dépassé la moyenne provinciale habituelle de 3,6 livres.

Il existe 254 entreprises acéricoles en Montérégie-Ouest, ce qui représentent plus d’un million d’entailles avec des ventes de 12,5 millions de dollars. De ce nombre, plus de 60% sont situés dans le Haut-Saint-Laurent, et ce chiffre n’inclut pas les nombreux petits producteurs qui produisent du sirop hors-quota.

(SR, traduit par ID)

 

 

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