The Gleaner
Nanette

Lady ‘Mama’lade

« J’ai récemment lu votre biographie Rock’n’Romance avec beaucoup d’intérêt. J’ai étéimpressionnée par votre honnêteté et votre transparence. … Si vos parents n’avaient pas étémusiciens professionnels et si votre mère ne vous avait pas encouragée, pensez-vous que vous seriez devenue artiste » ? – Annie Delisle

J’ai grandi à Jackson, au Mississippi, dans un quartier de classe moyenne. À l’exception du fait que mes parents étaient musiciens et que j’ai été élevée dans un foyer musical, j’étais une enfantcomme les autres.

Ma mère était chanteuse professionnelle. Mon père et elle étaient tous deux musiciens ; ils étaient en tournée aux États-Unis avec un groupe quand j’étais bébé. Au moment de mes quatre ans, ils se produisaient dans un club de Biloxi, dans le Mississippi. C’est là qu’ils ont décidé que le Mississippi serait un bon endroit pour s’installer et fonder une famille. Papa est devenu professeur de musique et Maman a travaillé comme préposée dans le plus grand magasin de musique du sud des États-Unis, Werlein’s for Music.

Maman m’a dit que je chantais depuis que je savais parler. J’avais quatre ans la première fois que j’ai chanté sur scène en public. Ensuite, j’ai participé à des émissions télévisées hebdomadaires et à des comédies musicales jusqu’à ce que j’obtienne mon diplôme de fin d’études secondaires.

Sans doute, si mes parents n’avaient pas été musiciens, je n’aurais pas fait carrière dans la musique.

Après mon secondaire, je suis entrée à l’Université de Southern Mississippi, où j’ai fait une spécialisation en musique. Mais Maman était déterminée à m’envoyer auditionner à New York en vue d’obtenir une bourse d’études à la Juilliard School of Music.

Je suis partie pour New York pendant les vacances d’automne. Je venais d’avoir 18 ans, mais mes parents n’étaient pas trop inquiets à l’idée de m’envoyer là-bas, car nous avions de la famille à laBig Apple. Je suis restée une semaine à New York ; je n’avais pas droit à la bourse, mais j’ai étéacceptée pour étudier à Juilliard. Sans la bourse, ma famille n’avait pas les moyens de m’y envoyer, et je devais donc retourner dans le Mississippi.

Avant que je ne quitte New York, ma mère a appelé l’un de ses cousins, propriétaire d’un célèbre restaurant français sur 5th Avenue, « Le Voisin », un établissement haut de gamme. Elle lui a demandé si l’un de ses amis, qui travaillait dans le domaine de la musique, pouvait m’écouterchanter pour évaluer mon potentiel de réussite. C’est ainsi que j’ai fini par auditionner devantRudy Vallee, qui était à l’époque un acteur très connu de Broadway.

Après avoir chanté pour M. Vallee, il m’a envoyé au 45th Street Theatre pour chanter pour le célèbre Frank Loesser, auteur et compositeur de la comédie musicale How to Succeed in Business Without Really Trying (Comment réussir en affaires sans vraiment essayer). M. Loesser m’a fait venir dans son bureau pour chanter devant les producteurs du spectacle. À la fin de cette réunion, ils m’ont demandé quels étaient mes projets. J’ai répondu que je retournais dans le Mississippi où je suivais des cours à l’université.

Ils m’ont alors posé une question qui restera gravée dans ma mémoire toute ma vie. « Eh bien, mademoiselle Workman, préférez-vous rentrer chez vous et aller à l’école, ou voulez-vous participer à ce spectacle en tant que doublure de Michelle Lee » ?

(Eh bien, laissez-moi réfléchir… Sans blague ! LOL)

Inutile de dire que le choix était très clair pour moi ! J’ai immédiatement appelé ma mère pour lui faire part de l’offre. Il est difficile de décrire sa voix excitée et criante au téléphone !

Je suis retournée à Jackson, j’ai fait mes valises et je me suis préparée à vivre une nouvelle aventure passionnante. J’étais nerveuse mais ravie, et juste avant de prendre l’avion pour New York, ma mère m’a dit : « Chérie, ne t’inquiète de rien. Si ça ne marche pas, ton père et moi sommes là pour toi, et tu peux toujours revenir à la maison et retourner à l’école ».

Ces mots m’ont donné le courage et la confiance en moi nécessaires pour voyager et prendre des risques dans ma vie et ma carrière. Ma mère a toujours été ma source d’inspiration et de motivation et sera toujours à l’origine de mon histoire d’amour avec la vie.

Si vous avez une question à me poser, merci de l’envoyer à nanette@the-gleaner.com.

J’attends toujours avec impatience,
Nanette XO

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