The Gleaner
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Le Haut-Saint-Laurent épargné alors que la première vague se retire

Sarah Rennie
Traduit par Iris Delagrange

Les médecins locaux profitent depuis quelques semaines d’une pause bien méritée dans la lutte contre le COVID-19 et la plupart des docteurs ont repris leurs activités régulières alors que la fameuse première vague s’est quelque peu éteinte. La Dr. Bélanger, coordonnatrice COVID-19 pour le réseau de santé local, explique qu’une centaine d’infections par jour au niveau provincial est un bon taux “d’arrière-plan” et signifie que le virus circule mais pas dans des proportions épidémiques. “Même chez nous, dans les deux derniers mois, on n’a vu que 30 à 35 cas,” dit-elle, suggérant que même si le virus a fait une percée dans la vallée, rien n’est alarmant. “Le virus est ici mais circule peu. Nous avons fait très attention,” dit-elle, ajoutant que le pic de contaminations redouté avec la venue des campeurs n’a simplement pas eu lieu. En même temps, aux urgences, les médecins confirment qu’ils voient des cas confirmés, bien que rares.

The CISSSMO a tenu une clinique de dépistage mobile le 7 août dernier à Ormstown avec une capacité de 500 tests mais, en comparaison avec les cliniques des environs prises d’assaut plus tôt dans l’été, seulement 125 personnes se sont présentées pour se faire tester. Jade St-Jean, des communications externes du CISSSMO, dit que la clinique mobile est quand même considérée comme un succès même si peu de personnes sont venues, car le flot de gens était constant tout au long de la journée. Le CISSSMO considère que les cliniques mobiles font partie des outils de prévention et de lutte contre la propagation du virus.

Se préparer à une deuxième vague

“L’été a été superbe, mais nous sommes prêts à agir s’il le faut,” dit la Dr Bélanger en parlant d’une possible seconde vague. Les médecins doivent se préparer afin que les patients plus vulnérables, comme ceux ayant des maladies chroniques, puissent être pris en charge rapidement et que les cliniques puissent traiter les patients efficacement. Les cliniques de dépistage seront maintenues, même si elles ne sont pas beaucoup utilisées pour le moment, afin de pouvoir réagir rapidement si le besoin se fait sentir. “Il faut prendre des précautions et savoir comment réagir,” dit Bélanger. “ Nous devons apprendre à vivre avec le virus car la vie continue.” Par exemple, le retour en classe des élèves va sûrement augmenter le nombre de cas, admet-elle, mais il est important que les enfants retournent à l’école. “J’ai moi-même trois enfants et devoir rester à la maison a eu un gros impact sur eux,” dit-elle. “C’est une guerre et il y aura d’autres batailles. Mais maintenant, nous connaissons notre ennemi. Nous sommes prêts.”

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