La saison de l’abondance dans les jardins concorde souvent avec la saison des maladies des plantes, et 2024 ne fait pas exception.
Deux maladies en particulier sont à surveiller, notamment les mildious de la pomme de terre, dont le premier cas a été signalé en Montérégie, et celui des cucurbitacées.
Selon deux récents bulletins d’information du Réseau d’avertissement phytosanitaire, un réseau d’agronomes du ministère de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec, le mildiou de la patate est à surveiller particulièrement, notamment en raison de sa virulence et son agressivité sur la tomate et la pomme de terre. Suite à une infection, le mildiou, une maladie causée par le microorganisme phytophtora infestans peut détruire les plants en quelques jours.
En 2023, plusieurs foyers d’infestation du mildiou ont sévi dans plusieurs régions du Québec, causant des dommages importants pour les producteurs. Des conditions humides couplées à des températures fraîches favorisent son développement, et les spores sont facilement transportées par le vent sur des dizaines de kilomètres.
Précautions à prendre
En prévention, il est conseillé d’assurer une bonne aération entre les plantes (effeuillage, désherbage, etc.), d’éviter d’arroser le feuillage des plantes ou d’arroser le soir, et de planter uniquement des pommes de terre certifiés, non de l’épicerie.
Lorsque la maladie, qui se caractérise par la présence de taches brun foncé sur les fruits ou sur la tige, est identifiée, il est conseillé de détruire les plants sur une surface deux fois plus grande que les plants affectés et de les jeter, afin de prévenir le risque de propagation. Il faut surtout éviter de les composter.
Le mildiou des cucurbitacées est causé par une maladie tout autre, le Pseudoperonospora cubensis qui affecte uniquement la famille des concombres. À ne pas confondre avec le blanc, elle est néanmoins très virulente, et peut se propager rapidement.
Elle se caractérise par des taches jaunes verdâtres qui virent rapidement au brun, donnant aux feuilles une apparence desséchée. Si vous soupçonnez le mildiou, il est conseillé de récolter tous les fruits et de déchiqueter les résidus au moyen d’une tondeuse avant de les enfouir, afin de réduire les risques de propagation.
Heureusement, le mildiou ne survit pas aux hivers québécois, mais il peut être transmis à quelques plantes hôtes sauvages, y compris le concombre sauvage.

