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Un extrait festif des archives du Gleaner 17 décembre 2025

24 décembre, 1968

Noël d’enfant

L’excitation des matins de Noël, les cris, les rires, les joyeuses effusions, la fièvre qui monte, monte à n’en plus finir, les emballages de papier multicolore où les Pères Noël à grosse barbe blanche. Les sapins décorés de mille bougies, les lutins jonchent la pièce où ont été découvertes les surprises qu’y a laissées le Bonhomme Noël. Préoccupés par les jouets tout neufs, les enfants passent de l’un à l’autre avec une nouvelle exclamation, un cri différent, un éclat de rire argentin.

Le sommeil n’a pas été long à les quitter ce matin. Très tôt, leurs yeux se sont ouverts tout grands pour accueillir ce jour espérer avec tant de fébrilité et d’espoir.

Au saut du lit, sans même enfiler leurs pantoufles, ils courent à la chambre de papa et de maman. « Vite! Vite! S’il vous plait, réveillez-vous! Joyeux Noël! Le Père Noël est-il passé? Réveillez-vous!”

Il est des occasions où on ne souffre pas l’attente. Et le matin de Noël est une de ces occasions. Tant de bonne humeur, d’entrain et d’excitation font plus que mille réveille-matin pour faire ouvrir les yeux des parents.

Comment ne pas entrer dans la ronde avec de pareils stimulants? Comment rester blasé, indifférent ou froid en face d’une joie si sincère, d’un enthousiasme si ingénu?

Si Noël est la fête de l’Enfant-Jésus, comment ne serait-elle pas la célébration des enfants? Le rêve, le mystère, l’éclat, l’espoir, l’attente qui entourent cette fête créent chez les enfants une telle impression que les adultes proches d’eux se rendent vite compte qu’il faut retrouver cette âme d’enfant, cette disponibilité de l’enfant pour pouvoir d’abord vibrer au même rythme qu’eux, pour pouvoir en profiter comme eux.

C’est vrai qu’il est parfois bien difficile d’oublier les tracas, les chagrins, les désillusions qui marquent la vie d’un adulte. Il faut parfois un effort inouï pour faire contre mauvaise fortune bon cœur et afficher les signes extérieurs d’un bonheur non ressenti. Mais les enfants ont ceci de particulier qu’ils nous entrainent malgré nous dans leur sillage, qu’ils incrustent en nous toute une gamme de sentiments qu’ils extériorisent avec tant de sincérité.

Je ne crois pas que l’on n’ait jamais regretté de se laisser aller à l’influence des enfants.

Que l’on perde la raideur, la façade de composition, la rigueur, le blasement qui est trop souvent l’apanage de nombreux adultes, voilà qui est précieux! Et remplacer le tout par une simplicité, un naturel sain, c’est un bain de jeunesse, de santé.

Et de grâce n’allez pas, au nom de la politesse, des bonnes manières, brimer les élans des enfants en ce temps de fête. Bien sûr, la politesse a toujours sa place, mais il ne faut pas la laisser écraser et détruire tout enthousiasme, toute spontanéité.

 

 

 

24 décembre, 1969

LES GATERIES DE NOEL

A l’approche de Noel, la cuisine bourdonne d’activité. Dans chaque foyer gâteaux, biscuits et friandises s’empilent en prévision des Fêtes. On en sert aux parents et amis qui viennent présenter leurs vœux et on en emballe pour donner en cadeau.

Savez-vous que lorsque vous faites des bonbons ou autres friandises pour donner à Noël que vous suivez une vieille coutume romaine? A la fin de décembre, les Romains avaient leur festival du soleil. Pendant le carnaval, les maitres et leurs serviteurs changeaient de place entre eux et se lançaient des insultes et des confetti.

Mais c’était aussi un temps où l’on donnait des présents des lampes, des pierres précieuses, des pièces d’or et d’argent pour exprimer ses souhaits pour l’année nouvelle. Cet aspect plus aimable du festival a donné la tradition de Noël telle que nous la connaissons.

Que vous utilisiez ces recettes pour préparer de précieux cadeaux ou pour prouver à vos invités vos talents de cuisinière, vous les trouverez faciles à préparer, délicieuses et selon la vraie tradition des Fêtes.

Tapisser le fond d’un moule à pain de 9 x 5 pouces de papier ciré de façon à ce que le papier dépasse le moule. Mélanger les fruits et les noix. Les verser dans le moule et presser le mélange uniformément au fond du moule.

Faire fondre le chocolat sur eau chaude jusqu’à ce que partiellement fondu. Retirer du feu, remuer rapidement jusqu’à ce que complètement fondu. Verser le chocolat sur le mélange de fruits et noix. Employer une fourchette pour distribuer le chocolat uniformément. Frapper le moule plusieurs fois afin que le chocolat recouvre complètement le mélange. Laisser reposer à froid jusqu’à ce que ferme. Retirer le chocolat aux fruits du moule, enlever le papier ciré et le couper en morceaux.

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