Depuis presqu’une décennie, Richard Gendron gère la Ferme Richard et Daniel avec Daniel Ménard. La ferme est située au 985, chemin de l’Église, à Sainte-Barbe, et appartient à la famille Gendron depuis que les grands-parents de M. Gendron l’ont achetée en 1920. Cependant, elle a connu quelques changements depuis que M. Gendron a pris la relève.
À l’origine, il s’agissait d’une ferme laitière. Elle a été transmise aux parents de M. Gendron, qui y a travaillé pendant un certain temps, mais qui a dû s’absenter en raison de son emploi à temps plein. « J’ai travaillé à l’extérieur toute ma vie », explique M. Gendron. Lorsqu’il a pris sa retraite, il y a de cela près de dix ans, il a donc décidé de reprendre la ferme.
L’accent est désormais mis sur la culture de l’ail. Il s’agit d’une exploitation modeste, qui compte environ 4 500 bulbes. M. Gendron cultive et vend principalement de l’ail et de la fleur d’ail, mais il lui arrive de vendre d’autres produits si son jardin est excédentaire. Ils ont également des champs de maïs et de soja. Leur offre se démarque par la déshydratation des produits d’ail qu’ils cultivent; ils vendent de la fleur d’ail déshydratée, de la poudre d’ail et des morceaux d’ail déshydratés.
M. Gendron explique que le processus de déshydratation est assez simple : « Il suffit de laver les produits, de les couper en petits morceaux et d’utiliser un petit déshydrateur ». Ils ont commencé à proposer des produits déshydratés pour écouler les excédents qu’ils ne vendaient pas. « La déshydratation permet de conserver les produits pendant longtemps », ajoute-t-il, ce qui signifie qu’ils ont moins de pertes.
Cette année, la saison a été bonne, tant pour l’ail que pour la fleur d’ail. Bien que la récolte ait été abondante, elle s’est déroulée sur une période plus courte que d’habitude : « Les conditions météorologiques de cette année ont permis de récolter plus rapidement que les années précédentes et sur une période plus courte », précise M. Gendron. La rapidité avec laquelle les mauvaises herbes ont poussé a constitué un véritable défi cette année. « La pluie et les températures élevées ont favorisé la croissance rapide des mauvaises herbes », explique-t-il. Comme ils n’utilisent pas d’herbicides, la lutte contre les mauvaises herbes s’est avérée difficile.

En tant que petite ferme, la Ferme Richard et Daniel n’a pas toujours les ressources nécessaires pour être présente dans tous les marchés ou pour être largement distribuée. « Il est important de soutenir les petits producteurs. En raison de notre petite taille, nous ne pouvons pas toujours être présents dans les marchés, mais nous voulons rappeler aux gens de continuer à soutenir les entreprises locales », souligne M. Gendron.
Il tient à rappeler que l’achat local « contribue au maintien de la communauté ». Il ajoute qu’à leur ferme, « il n’y a pas de pesticides, tout est entièrement fait à la main. C’est aussi plus économique et plus écologique ». De plus, l’achat local permet aux consommateurs de connaître les personnes qui cultivent leurs aliments : « L’un des avantages de l’achat local auprès de petits producteurs est que l’on peut rencontrer ces derniers directement et voir comment ils font leurs produits, tout en recevant des suggestions quant à la façon de les consommer ».
Avec les produits déshydratés, M. Gendron recommande de faire du sel d’ail, ou du sel de fleur d’ail, qui peut être utilisé comme mélange d’assaisonnement. Il sera présent en tant qu’exposant à l’événement de l’Association des antiquités CVAA, les 24 et 25 août, et les produits peuvent toujours être achetés à la ferme.

