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Les fraises locales sont prêtes et elles sont délicieuses

L’été s’installe et la diversité de l’offre de produits frais disponible dans la région augmente à tous les jours. Présentement, c’est la saison des fraises. Une production locale de grande qualité est un facteur de réussite pour nos agriculteurs. Ainsi, la Ferme Aux Mille Cailloux à Franklin et la Fraisière Lamoureux à Saint-Anicet se concentrent sur la production de fraises, et tous les deux sont d’accords pour souligner l’importance de l’achat local des fruits et des légumes.

Louis-Charles Faille des Mille Cailloux explique que la ferme existe depuis des décennies. « Cela a commencé avec mon arrière-grand-père ; Je suis la cinquième génération qui y travaille. Nous avons commencé avec les pommes. Dans les années 50, nous avions des vaches, mais nous avons arrêté. Nous avons toujours eu du sirop d’érable ».

Plus récemment, la ferme s’est tournée vers la production de fruits d’été, notamment les petits fruits : « Depuis les années 2000, nous avons commencé à faire des fraises, des framboises et des bleuets. Puis nous avons commencé à faire de l’agneau. Nous avons également commencé à transformer les pommes en jus de pomme et en vinaigre de cidre de pomme ». M. Faille affirme que le sol rocheux est le secret de ses fraises parfaites : « Il n’y en a pas beaucoup dans cette région et nous avons un sol vraiment rocheux. C’est pourquoi on nous appelle les « Mille Cailloux ».

 

Les fraises de la Ferme Aux Mille Cailloux à Franklin au Marché Fermier du Comté de Huntingdon. PHOTO Sarah Rennie

 

La Fraisière Lamoureux est également un incontournable de la région depuis des décennies. L’une des propriétaires de la ferme, Diane Bouchard, explique comment « cela a commencé il y a 41 ans. Ma famille a acheté un terrain et l’a aménagé pour installer des parcelles de fraises ». Après cela, ils se sont développés et ont commencé à cultiver d’autres fruits comme les tomates. « Nous nous concentrons beaucoup sur ces deux cultures ». L’une des particularités de sa ferme est l’utilisation de serres pour produire notamment ses célèbres tomates et concombres, afin de s’assurer que la production des fruits et légumes soit constante et ne soit pas à la merci des caprices de Dame Nature.

Surmonter la pandémie a été, bien évidemment, un combat pour les deux fermes. Mme Bouchard explique qu’ils ont réussi à passer à travers et que les ventes ont été très bonnes, mais qu’ils ont dû suivre des procédures strictes liées à la COVID-19. La Ferme aux Mille Cailloux a dû surmonter plusieurs défis en raison de la perte de leurs travailleurs temporaires. « L’année dernière, nous avons eu beaucoup de problèmes parce que nous n’avions pas accès aux travailleurs étrangers qui viennent habituellement en juin. On a lancé un appel aux Québécois, mais c’était vraiment difficile. Nous avons embauché beaucoup de gens, mais les gens se sont découragés facilement parce que cueillir des fraises, c’est vraiment un travail difficile », explique M. Faille. Mme Bouchard et M. Faille s’entendent pour dire que la pandémie de la COVID-19 a fait des merveilles relativement au mode de consommation des clients et l’augmentation de l’achat local.

Mme Bouchard explique que la pandémie a augmenté le nombre de clients réguliers à la ferme. « L’année dernière, j’ai remarqué des gens que je voyais rarement auparavant, qui venaient tout le temps chercher leurs fruits et leurs légumes ». Elle rappelle que l’achat local « nous permet de prospérer et de développer notre village ! C’est important d’acheter local pour continuer à avoir des fournisseurs locaux. Si vous êtes toujours chez Costco, vous perdez cela ». « Si nous voulons avoir une agriculture québécoise forte, nous n’avons pas le choix de magasiner localement », renchérit de son bord M. Faille.

De quoi s’assurer que des entreprises locales comme la ferme Aux Mille Cailloux et la Fraisière Lamoureux existeront encore pour nourrir nos enfants ainsi que nos petits enfants.

 

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