Iris Delagrange
Le lombricompost est un compost fertilisant, un véritable mini-écosystème. Ce compost résulte de la décomposition des déchets organiques par l’action des vers du lombricomposteur que vous utilisez dans votre appartement ou votre maison. Cet engrais vert issu de la pratique du lombricompostage (ou vermicompostage) riche en humus, est un excellent amendement organique très utile au jardin comme à la maison.
C’est une pratique plébicitée par de plus en plus de gens, individus comme entreprises, qui en général mélangent de la terre existante à leur compost pour l’enrichir. Kenneth Rimmer, résident de Godmanchester, agriculteur et entrepreneur, a donc fait le pari un peu fou de se lancer en affaire afin de commercialiser ce processus. Cela se fait déjà ailleurs dans la province mais le procédé est encore mal connu.

Selon la Fédération Canadienne de la Faune, « Les vers du fumier, Eisenia foetida, représentent le meilleur choix pour votre bac de lombricompostage. Ces vers se gaveront de vos déchets et se contenteront de rester dans les limites de votre bac, à la différence des lombrics communs (Lumbricus terrestris) qu’on voit couramment après les fortes pluies. » Certaines matières organiques peuvent créer des problèmes dans le vermicomposteur, il faut donc éviter d’y déposer des produits laitiers, des corps gras, ainsi que des restes de viande et de poisson.
Pour Rimmer, le défi était surtout de trouver du bon fertilisant naturel et riche pour ses propres cultures. (ail biologique). Il s’est donc tourné vers le lombricompostage et a développé son expertise au fur et à mesure des essais. Aujourd’hui, l’entrepreneur aimerait commercialiser des bacs ou des tables pour les particuliers, comme on peut en trouver dans le commerce. Le fermier reçoit l’aide de la MRC du Haut-Saint-Laurent et d’Emploi-Québec pour le démarrage de son entreprise (mesure de Soutien aux Travailleurs Autonomes) et continue de mettre au point son système de lombricompostage.

