Le premier ministre du Québec, François Legault, a rencontré des représentants de l’Union des producteurs agricoles (UPA), ainsi que des représentants d’Agropur, du Groupe coopératif Solio et du Conseil de la transformation alimentaire du Québec lors d’une visite dans la circonscription de Huntingdon le 10 avril.
M. Legault s’est entretenu avec les différentes organisations agricoles au sujet des répercussions possibles des droits de douane imposés par l’administration américaine et de la renégociation éventuelle de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.
Il a ensuite visité la ferme laitière familiale Ferme P. Cécyre à Sainte-Martine, où il s’est entretenu avec les propriétaires Pierre et Philippe Cécyre et leurs familles au sujet de la ferme et de son histoire, de leur production et de l’utilisation des technologies de traite robotisée. « Des gens qui travaillent fort. C’est sept jours sur sept », a déclaré M. Legault après avoir visité l’étable. « Il faut dire merci à nos agriculteurs », a-t-il ajouté.
Dans une interview exclusive accordée au Gleaner, le premier ministre a parlé franchement de l’importance de la gestion de l’offre et de la défense des intérêts des agriculteurs dans les négociations commerciales.
M. Legault reconnaît que des concessions ont été faites en 2017 qui ont eu des répercussions sur les producteurs laitiers. « Moi, j’ai pris l’engagement qu’il n’y aurait aucune concession de fait sur la gestion de l’offre », a-t-il insisté, se réjouissant de voir les dirigeants fédéraux réaffirmer cet engagement pendant la campagne électorale.
« Mais si on veut être capable d’avoir des petites fermes dans toutes les régions du Québec, il faut protéger la gestion de l’offre. Je ne suis pas gêné de le faire parce que la gestion de l’offre nous permet de ne donner aucune subvention de l’offre, c’est une bonne entente pour les québécois », a maintenu M. Legault.

Au Québec, le système de gestion de l’offre contingente la production par l’attribution de quotas correspondant à la demande du marché. Cela assure la stabilité financière des exploitations agricoles tout en garantissant un approvisionnement régulier en produits locaux grâce à une gestion de prix basés sur les coûts de production et d’autres facteurs, et au contrôle des importations. La gestion de l’offre concerne la production de lait et de produits laitiers, de poulet, de dinde et d’œufs.
Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, plus de 5 360 producteurs titulaires de quotas opéraient sous gestion de l’offre au Québec en 2023. Ces fermes ont produit 3,48 milliards de litres de lait, 409 000 tonnes métriques de viande de poulet et de dinde et 178,7 millions de douzaines d’œufs.
La province était entièrement autosuffisante en viande de poulet, en lait liquide et en produits laitiers, à l’exception de la crème. Les agriculteurs québécois produisaient près de 100 % de notre consommation de dinde et répondaient à environ 80 % de la demande en œufs et en crème.

